196 – On dirait que ça te gêne de marcher dans la boue…

De Denis

Depuis deux ou trois ans j’ai renoué avec une vieille amie : une promenade de quatre ou cinq kilomètres qui me conduit vers le Tranchet, Montillon, le Trésor, le chemin de la Macière et retour à travers les bois
d’Herbault.

.Lieux de chasse ce secteur, comme en témoignent les miradors pour affût au gros gibier, mais lieu de promenade aussi puisque
traversé par les chemins communaux de randonnées.
Chemins quelquefois bien abimés, n’oublions pas que les terres de Sologne peuvent transformer les chemins en bourbiers surtout, lorsque, comme ici les tracteurs, les 4X4, les motos de cross et les VTT utilisent ce passage boueux.
Enfin pas trop grave pour moi, je suis bien chaussé. Je vais maintenant quitter le chemin de Romorantin pour prendre sur la gauche celui qui longe la chaussée de  » l’étang d’argile », ainsi surnommé parce que créé avec de . . . l’argile.
Tiens c’est vrai, il n’y a qu’un an que je sais que ce bourbier est un chemin communal mais à quelle commune appartient il,
Tour en Sologne, Neuvy ou Fontaines en Sologne ?
Enfin pas d’importance, je le prends en faisant bien attention car mes sabots de caoutchouc ne me permettent pas de fantaisie. Même avec des bottes il faut être prudent pour ne pas en laisser une dans la fondrière.
Je salue mon vieux châtaignier, premier de la ligne plantée sur la chaussée. Quel âge as tu, toi ? Plus de 50 ans c’est sûr, je t’ai toujours vu et tu étais déjà gros.
Ce sapin à côté de toi est plus jeune n’est ce pas ? Je suis certain que tu es d’accord .
En cheminant, je « déborde » un peu sur le privé pour voir si je ne vais pas trouver quelques champignons, j’en ai déjà trouvé dans ces bois là, mais aujourd’hui :
bredouille !
Un coup d’œil sur l’étang, on dirait qu’il se rétrécit un peu plus chaque année, voyons voir ça de plus prés. Pour cela il me faut avancer d’une bonne centaine de mètres.
quelques coulemelles m’attendent avec un
cèpe orangé puis, à côté, des amanites tue – mouches, celui ou celle qui en mangerait se mettrait en danger de mort.
Je m’apprête à faire demi tour lorsque, juste de l’autre côté de l’arrondi de l’étang, à quelques dizaines de mètres, un sanglier démarre de sa bauge : je l’ai dérangé; il s’arrête, me regarde, je vois bien ses petits yeux noirs et . . . se sauve s’en plus s’occuper de ma présence. Dommage pour
moi, l’appareil photo était dans sa housse !

Et, tranquillement, je rejoins le chemin de  » la Macière » sous une voûte de branches rendant la promenade très agréable en été, et là, tout au bout c’est la route de Bauzy qui va me ramener au pont « Bertin ».