214 – Petite Cabane

De Tristan

Dans le loir et cher
Ce que je préfère
C’est être au milieu de la nature
Oh oui ça c’est sûr
Surtout quand vient le printemps
Ma cabane retrouve ses habitants
Bien qu’en hivers un peu triste
Mon jardin redevient un artiste
Les oiseaux me tiennent compagnie
Au fil des saisons restent mes amis
C’est ici que je suis bien
Loin du monde urbain

212 – Mille trésors floraux

De : La Pierre Fichée

Mon kilomètre carré à moi est un écrin de verdure qui recèle mille trésors floraux.

C’est si bon de cheminer sous une voûte de roses et de glycines …Au fil de votre vagabondage divers autres décors s’offrent à vous !!! Où que vous soyez, la magie des couleurs et des senteurs fait toujours son effet.

Mon kilomètre carré vous le trouverez niché au cœur de la Sologne dans un charmant petit village nommé Pierrefitte sur Sauldre, il vaut le détour !

Mon kilomètre carré regorge de couleurs et de senteurs. Quel plaisir de déambuler sous des arches fleuries et parfumées !
Une petite pause ? Installons-nous sur un banc et profitons de cette symphonie florale ou continuons à vagabonder à la recherche de nouveaux décors !

Pierrefitte sur Sauldre est une toile nature – mais pas nature morte ! – dessinée par une artiste jardinière et entretenue par nos employés municipaux… A chaque détour de rue, vous en prendrez plein les yeux, n’hésitez pas à faire le déplacement !

 

 

210 – Le crop circle

De Liska

Elle sait pas où elle met les pieds mais sa curiosité la pousse à s’y rendre ce matin là, alors que le vent souffle, qu’on sait pas si la pluie tombera, et que c’est en plus dans un champ en dehors du village.
Et puis avec sa hanche réparée Joséphine elle a une béquille depuis cette maudite chute de la marche, « c’était pourtant pas bien haut ».
Et puis vous savez à un certain âge on ne se répare pas comme quand on est jeune.
Alors elle a sorti sa Renaud cinq du garage, elle sort plus beaucoup la renault cinq, faut dire qu’en ville y ‘a pas grand chose à voir. On est aussi bien chez soi au jardin, ou dans sa cuisine pour les bocaux.
Et puis il y a la voisine, le village, il s’est calmé le village au fil des années, mais il y a cette lumière.
La lumière de son enfance, et que cette lumière, elle la retrouvera sûrement dans ce champ, comme quand elle y travaillait.
Elle peut plus aujourd’hui.. maudite hanche.
Et puis, les jeunes ici, ils se sont donné tant de mal, ça a bien parlé au village.
Des fous qu’ils disaient les gens.
Une fête dans le champ, il y a les extras terrestres et tout ça. Des coupeurs de blés, comme autrefois. On va dessiner des cercles il parait.
Un truc extraordinaire, y aura du monde, du monde…. ça se passe dans le champ de Perdereau.
Mais Joséphine les fous elles les aiment bien. De la jeunesse ça fait du bien.
Et puis ça réveille le village.
Et puis elle est curieuse.
Et puis il a la lumière d’avant c’est sûr…
Alors elle a pris sa renault cinq et elle va dans le champ.
Oh il n’y a pas grand monde, ça viendra certainement dans l’après midi.
Descendre est pas facile pour Joséphine, la terre, la boue, le chemin creux avec une béquille c’est pas simple.
Mais il faut qu’elle sache de quoi il parle tous au village.
Et puis il y a la lumière.
Il y a la fille qui est la dans le champ, elle passe avec sa béquille, et dit bonjour…
Y’a pas grand monde, ça viendra dans l’après midi, au moins elle est tranquille.
Et elle est restée une heure, parcourant au travers des traces en cercles, chaque cercle.
Elle gène la béquille, elle se prend dans les épis.
On voit pas où on pose les pieds.
« c’est un labyrinthe, comment on sort? »
Alors elle suit les traces, doucement… Le vent, les nuages, les sons redonnent des impressions. Le blé comme la mer. Ce bruit si particulier du frottement des barbes du blé.
Et les insectes.
Puis elle retrouve la sortie de la chose.
Les martiens où ils sont?
Y ‘a pas grand monde c’est certain, mais ça viendra dans l’après midi.
La fille est encore là, elle attend le monde et les visiteurs.
« j’ai retrouvé les lumières et les odeurs de mon enfance. »
Voilà ce qu’elle a dit en partant.
Joséphine elle n’est pas très bavarde.
Elle serait bien restée mais elle fatigue maintenant, et puis le midi approche, et y’a le jardin à s’occuper.
Demain je reviendrai.
Liska

209 – Le Loir

De : Véro

A la veille du printemps, je me laisse à nouveau guider vers « Vagabondages ».
Et ce qui contribuera à faire le lien, c’est ce cours d’eau qui traverse nos villes & villages, le Loir. Comme un loir, je suis paresseux, et me laisse guider au gré des saisons. L’hiver se terminant, je vais tout doucement faire surface et prendre place quelquefois hors de mon lit; J’irai à la rencontre des jonquilles dans les prés, émoustiller les oisillons qui vont bientôt, montrer le bout de leurs petits becs. Et oui, sur mes quelques îlots, se nichent toute une faune. Le héron gris avec son envergure à l’envol qui me laisse pantois.
Et mes amis les canards, qui vont occuper une partie de mon espace & venir se tremper à l’arrivée de la belle saison. Je vais être admiratif devant ces grands oiseaux blancs majestueux qui se nomment, les cygnes & vont eux aussi se laisser transporter sur le sinueux parcours de la vie. Traversant une campagne qui a bien changé depuis ces dernières années. Mon lit s’est vu lui aussi quelque peu modifié, mais il a surtout vu disparaître une certaine quantité d’espèces de poissons, goujons, gardons, ablettes que certains venaient taquiner du bout de leur canne à pêche. il y a quelques années, on pouvait se baigner dans mon lit. Il y avait même des lavandières qui venaient battre leur linge dans mon eau limpide.
Je vous quitterai, cette fois-ci, mais sur une note optimiste, pour mieux vous retrouver une fois prochaine …

208 – La Loire

De : Laurence

Mon kilomètre carré dans le département, même s’ils s’étirent en longueur, est sans conteste le petit village de Saint Dyé sur Loire.
Port sur la Loire au moment de la construction de Chambord, situé à environ 6 km, ce fut un endroit très actif à cette époque où de nombreux matériaux étaient acheminés.
On y trouve
Des ruelles à arpenter et un riche patrimoine architectural avec des maisons de style renaissance.
Des marques de la grande crue du 3 juin 1856, et c’est impressionnant d’imaginer le fleuve à cette hauteur
Un GR, un des chemins de Compostelle et l’itinéraire de la Loire à vélo.
On s’y balade au plus près, en hauteur lorsque l’on rejoint Muides à pied, par un chemin qui a une servitude de marchepied. Au plus près du fleuve en allant vers Blois, mais là on est sur le circuit vélo, impraticable de temps en temps lorsque la Loire est haute.
Des souvenirs de la Loire si basse en août 2015 que l’on devait porter son canoë pour passer à certains endroits, charriant des glaçons l’hiver 2012 et en moindre quantité en janvier 2017.
La Loire sous la brume du matin, éblouissante sous le coucher du soleil.
La Loire changeante, brillante, envoutante, inquiétante…
La Loire et son ballet d’oiseaux, ses castors, ses îles plus ou moins découvertes.
Un univers mouvant, jamais le même, dont on ne se lasse pas.
Un endroit encore préservé du tourisme de masse.
Voilà ce fleuve qui me passionne, moi qui suis née quelques centaines de mètre de l’estuaire, et que j’ai apprécié de retrouver ici.
Dans ce village un peu austère, dont les habitations se cachent derrière de hauts murs gris.

207 – La Fonderie revit !

De : Médiathèque du Perche & Haut Vendômois

Jusqu’en 1998, Fréteval a résonné au rythme du travail de la fonte réalisé dans l’enceinte de l’usine située au bord du Loir.

Ses décors de cheminée ont paré des palais de royaumes réels ou imaginaires : l’Arabie Saoudite, la principauté de Monaco, et… le château de Blanche-Neige à Disneyland.

La fonderie est morte, mais la Fonderie revit ! Une partie fut réhabilitée en office de tourisme, siège social de communauté de communes et en médiathèque intercommunale.

Comme un supplément d’âme.

Ses autres lieux en friche servent de décors insolites pour diverses manifestations (concerts, marché artisanal…).

La Fonderie est morte, vive la Fonderie !

205 – Le bout du tunnel

De Mathis41

Un lieu impressionnant de par sa grandeur et sa noirceur nous pouvons y voir le fond avec le soleil de Thoré-La-Rochette dont l’expression « voir le bout du tunnel » certains personnages historiques auraient pu se le dire !!!!!!!