183 – Le lavoir

De Cp-ce1 Ecole Marie Curie Selommes

Le lieu que je préfère à Selommes, c’est le lavoir…

C’est un endroit d’autrefois, où les femmes venaient discuter en lavant le linge. J’entends encore leurs voix et puis, peu à peu, le bruit de l’eau qui coule les remplace.
Et je deviens petite goutte d’eau, je plonge et glisse dans le bassin puis je m’échappe vers la rivière.

182 – mon métier….

De marin

Je voudrais vous parler
De mon travail un beau métier;
De celles et ceux qui m’animent au quotidien..

Leur mémoire leur fait souvent défauts
Chaque jour, est pour eux, un jour nouveau
Où tout repart à zéro.
Un mari devient parfois fils ou amant
Une filel une inconnue tout simplement.
ils ne savent plus vraiment
Qui sont ces visiteurs aimants
Il leur est parfois difficile
A ces « autres » si dociles
D’accepter ses souvenirs troublés
D’encaisser le passé si erronnés.
On les aide comem on peut
A réaliser des gestes à leurs yeux si fastidieux;
On respecte leur intimité
En tentant de ne pas trop les bouleverser..
Tantôt sauvages, tantôt sages,
On continue de les stimuler;
Leur comportement fait parfois ravage
Mais nous sommes là pour les écouter.
On partage avec eux leurs secrets
Leur douleur et leur anxiété…
On leur répond par un sourire
Lorsqu’ils nous disent qu’ils veulent mourir….
De mon métier ces quelques mots sont la réalité
Ils m’amènent parfois à douter ou tout du moins à m’inquiéter…
Est il bon de voir aux travers d’eux notre image de demain???
Est il bon de devenir vieux quand un jour nouveau redémarre chaque matin???

181 – la maison de mon enfance

De maud

Je suis arrivée dans un monde que je ne connaissais, 1987 en juillet….
j’ai rencontré deux êtres aimants.mes parents.
Au milieu d’une fratrie de cinq enfants; d’une même union c’est étonnant!
De mon enfance, avec le temps, certains souvenirs se sont effacés, d’autres restent gravés 30 ans aprés.
Dans la maison de mon enfance
Il y avait de l’amour….une évidence
Et parfois des désaccords…une chance
Pas toujours les moyens
Mais on s’y sentait bien…
Je garde en mémoire, de mes parents parfois le désespoir…toujours à remuer ciel et terre pour pouvoir nous offrir ce qui semblait nous plaire…
Dans un coin de ma tête, les évènements marquants vécus se reflètent:
-inondations où certains nous regardaient comme des cons
-feu de ballon où d’autres nous alertaient des flammes avant que nous gisions
-chamailles entre frères et soeurs et au final…..construction d’un certain bonheur.
A cette maison je suis attachée.
Il y fait bon vivre et toujours j’aimerai
Les odeurs et les moments de famille partagés
Dehors, les oiseaux sifflent avec tant d’élégance
leurs diverses dissonances
Qu’ils transforment la maison de mon enfance
En un lieu où bonheur est abondance

180 – l’arbre à rêves

De maud

Dans mon pays,
Il est un endroit
Où le rêve est permis
Dans mon Savigny,
Il est un arbre
Où les rêves sont blottis
Adossée à l’écorce de ce bois,
Je me mets à songer…
Tournée vers le ciel et ces milliards de lumières, je m’interroge…
Je me questionne et je rêve….

Je rêve tel un enfant insouciant parfois inconscient
Je ferme les yeux en pensant…
J’imagine un monde peut être un peu utopique mais un monde quand même…Une Terre sans foi ni guerre!
Je me tourne vers ces astres luisants
Qu’il est bon d’observer de temps en temps.
allongée dans les herbes hautes, les yeux levés vers ce ciel brillant, je rêve….
Je rêve de voir chacun s’animer à souhait; sans penser qu’il puisse être jugé.
J’ai hâte de rencontrer ce moment où chacun exocera ces folies pertinemment, exposera ses sentiments sans craindre un quelconque jugement.
Je rêve d’un monde pas si irréel, un monde où tout le monde s’aime; où empathie deviendrait philosophie.
Dans l’obscurités de ces nuits dorées,
Chaques éclats se transformeraient….
une étoile pour un effort de chacun
un petit pas main dans la main
qui feraient de ces étoiles si insaisissables, un voeu tout à fait réalisable….

Jules Renard, Journal: « Rêves de grandes choses , cela te permettra d’en faire au moins de toutes petites »

178 – Fausses notes, embrouilles et Mystère à Busloup

De Patrick EDGARD

Au XXème siècle, le jour de Noël, une histoire rocambolesque et bien triste arriva à Busloup. Afin d’appeler ses ouailles à la messe de la Nativité, le curé ordonna à son bedeau de sonner les cloches à toute volée. C’est à cet instant précis que tout a commencé ! Le curé avait la réputation d’avoir l’ouïe fine : il se mit en colère quand il constata que les… ses cloches sonnèrent FAUX ! Sa colère décupla quand il croisa le maire sortant de la boulangerie.
«-On a saboté mes cloches !
-Vous délirez monsieur le curé !
-Evidemment, vous n’avez pas l’oreille musicale… c’est un scandale !»
Tout ce tintamarre fit sortir les Bucilliens qui s’attroupèrent autour des deux notables du village sur le place Sainte Anne. Quand un homme, maçon de métier, ameuta les badauds :
«Le clocher de l’église est tordu, monsieur le maire
-Comment cela… Tordu !»

La foule en chœur s’écria :
«Oh ! Le clocher de l’église est de travers !»
Le curé en colère devint rouge pivoine, impossible de le calmer. Quant au maire, débonnaire, il se gratta la tête afin d’éloigner les nouveaux ennuis. Le curé titilla le maire, les mots fusaient ce qui divisa les curieux et alimenta les rancœurs et la sempiternelle guéguerre : droite / gauche
«Qui va payer les travaux monsieur le maire, qui… ?
-Je n’en sais strictement rien ! C’est Noël aujourd’hui, il me semble, alors demain sera un autre jour ! Je rejoins ma petite famille
-Vous fuyez les problèmes monsieur le maire» hurla le curé
Le maire prit un air goguenard et répliqua :
«Bien voyons c’est moi cette nuit, je me suis accoudé contre le clocher et je l’ai faussé, je ne me voyais pas aussi grand !»
Puis il s’éloigna et quitta les lieux pour rejoindre son foyer.
La foule palabrait émettant des dizaines de suppositions sur les causes de cet accident, le curé ne décolérait pas et aucune ouaille ne tenta de le ramener à la raison de peur d’être copieusement tancé !
C’est alors que le brave père Charlot, garde champêtre de la commune, sortit de sa maisonnette où il vivait avec sa vieille mère qui n’avait plus toute sa raison comme on disait à cette époque.

Il était soucieux, voire ahuri ce qui troubla quelques péquins qui s’empressèrent de le taquiner. Le brave homme d’habitude débonnaire, ne se laissa pas marcher sur les pieds et les rabroua, ce qui perturba ces dites personnes. Il croisa monsieur le comte entouré de sa nichée de gamins qui se rendait à la messe de Noël et curieusement au courant du fait divers cocasse qui troublait la tranquillité de la commune de Busloup ; Le sang bleu connaissait trop bien le père Charlot et, à brûle pourpoint le questionna :
«-Père Charlot ! Tu nous caches quelque chose ? Je le lis sur ta trogne mon « gas »!
-J’ai promis ! Nom de Diou ! J’dirai ren !
-Tu meurs d’envie de cracher le morceau mon « gas »
-Foutez moi la paix monsieur le comte, j’suis pas d’humeur !»
Mais les hommes en ce bas monde sont bien faibles et monsieur le comte, fin psychologue, fouilla dans sa poche en sortit un billet à l’effigie de Bonaparte qu’il cala dans la paume du garde-champêtre qui demeura coi et redevable car il devait sa place au châtelain. Le manège n’échappa ni aux badauds ni au curé tenus à l’écart par un signe de la main de monsieur le comte. Ils s’installèrent sur un banc en éloignèrent la nichée et la comtesse puis le père Charlot se confia d’une traite.
«V’là monsieur le comte ! Cette nuit, le maire m’avait demandé de faire une patrouille dans la commune avant minuit, la routine comme on dit. Arrivé au coin de la rue de la Saboterie et de la rue de l’Abbé Gauthier, j’ai vu sortir le Père Noël de la maison comme qui dirait pompette ! Je l’ai abordé lui demandant s’il voulait mon aide…

« Non » ! me dit-il mais il jurait et semblait maudire les gens de « cheu » nous ! Et il me raconta pourquoi il était rond comme une queue de pelle !

« Père Charlot, vous avez de drôle de coutumes dans votre patelin ! Dès la première maison après avoir déposé les cadeaux, le maître des lieux insista pour me payer un verre en me criant : quand le facteur, les pompiers passent pour les calendriers, la coutume veut qu’ils trinquent… pour le père noël, même punition…me gueula-t-il… Ah pauvre de moi ! J’ai voulu faire plaisir et je suis dans un triste état et je n’ai pas fini ma tournée… je l’ai accompagné jusqu’à l’église où il avait amarré son traîneau au clocher. Il mit beaucoup de temps à grimper dans sa charrette puis il enroula son échelle de corde et donna l’ordre à ses rennes… et là tonnerre de Brest, un bruit sourd déchira la nuit. Je n’en cru pas mes yeux : le clocher était tordu. Le père noël avait oublié d’enlever la corde enroulée autour du campanile. Il coupa le lien, le récupéra et ordonna à ses rennes de se poser sur la place Sainte Anne tout en chuchotant : »Père Charlot, tu n’as rien vu, rien entendu et surtout bouche cousue sinon gare à toi si tu me trahis…

Tu disparaitras pour toujours ! Voilà monsieur le comte, ce qui me tourmente depuis cette nuit mais chut ! N’en dites rien, c’est un secret, j’ai vot’ parole m’sieur le comte !
Le garde champêtre inconscient regagna sa maisonnette et le comte s’empressa de mettre au courant le curé qui se mit à beugler en maudissant cette fête païenne.
Les jours passèrent, l’hiver s’endurcit et la neige couvrit d’un épais manteau le Loir et Cher. Le grand froid condamna les enfants à se calfeutrer dans leurs foyers, la vie était plus qu’au ralenti dans Busloup. Mais un mystère déconcerta les gens de la commune, au milieu de la place Sainte Anne, un énorme bonhomme de neige siégeait, fait troublant, il ressemblait au père Charlot le garde champêtre…

Qui bizarrement demeurait introuvable comme qui dirait volatilisé et ce n’était pas sa pauvre mère qui n’avait plus toute sa raison qui pouvait renseigner le maire et les gendarmes. Le grand froid quitta la région. Sur la place Sainte-Anne, au milieu d’une flaque d’eau, reposait la tenue du garde champêtre que monsieur le comte ramassa religieusement car il avait tout compris… craignant surtout de subir le même sort, rongé de remords, le comte finança la réparation du clocher.
L’enquête de la gendarmerie demeura lettre morte pourtant les « pisseurs d’encre » à scandale remuèrent le village, harcelèrent les Bucilliens pour nourrir leur torchons… La commune se tût afin de respecter la mémoire de feu « père Charlot » et il ne sera jamais remplacé !

Patrick EDGARD
5 décembre 2016

 

177 – Il était une fois, au château de Blois, en 749…

De : christine66

Nous sommes en 749 à Blois. Les chevaliers font place et essayent de repousser l’ennemi. Mais ils sont trop nombreux pour essayer quoi que ce soit. On peut dire qu’ils sont 38 000 personnes face à
36 000. Leur stratégie est trop pauvre pour continuer à combattre. Plus ils essayent de repousser l’ennemi, plus l’ennemi est fort. La « cata », beaucoup de morts et de blessés sur le champs de bataille. L’ennemi sonne la retraite. Pourquoi ?? Vous le verrez car ils ont mis des espions cachés dans la forêt. Mais les gentils ne le savent pas et une semaine plus tard, ils parviennent à envahir le château de Blois.

A l’assaut ! cria le général anglais. Tout le monde combattit sans aucune exception. Ils réussirent enfin à envahir le château et brûler le roi.

Donc Robin, le chef des ennemis, devint roi pendant plusieurs années.

Aurore P., 8 ans

176 – La gare de Selommes et le chemin de fer

De : christine66
Ce fameux chemin de fer… J’ai toujours voulu le parcourir en entier pour savoir où il menait, mais je n’ai fait qu’une petite partie : des lotissements jusqu’à déboucher sur la rue des Prasles. Près de chez moi, au chemin de fer, il y a une barrière pour barrer l’accès aux véhicules/personnes mais depuis plusieurs années ils ne fonctionnent plus, elle et ses feux. Peut-être à cause du train, qui sait ?

Avant, ce dernier passait plus souvent et dès que j’ai appris qu’il ne passerait plus, j’étais très triste.
Je me suis dit : « ma vie ne sera plus la même sans ce train qui, pourtant m’énervait le week-end, quand il passait à 6 heures du matin, et que je pouvais dormir comme une marmotte encore plusieurs heures. Et aussi la semaine, le train passait bien sûr à la même heure, mais une demi-heure plus tôt. Mais un jour, j’ai reconnu le bruit strident du train quand il passe.

Mais bon, cette histoire se finit plutôt bien, non ?

Agathe P.

175 – le manège Place St Martin Vendôme

De : christine66

Lorsque j’étais petite, nous allions souvent, ma mère, mes frères et moi, au manège de Vendôme.
Celui-ci se trouve sur la place St Martin, là où se trouve la Mie Câline mais aussi quelques autres boutiques. Les tickets vert pomme que l’on donnait à la dame pour pouvoir faire un tour est probablement ce qui m’a le plus marquée. Je crois d’ailleurs qu’il nous en reste quelques-uns à la maison.

Ce manège avait quelque chose d’extraordinaire à mes yeux. Lorsque le fameux « attention au départ » retentissait, je quittais ce petit monde, ça y est, je décollais enfin. C’était comme si je m’envolais dans les airs quand le véhicule dans lequel j’étais installée commençait à monter.

Cramponnée au cheval ou assise dans l’hélicoptère, mon but était le même : attraper la « queue de Mickey », un pompon que la dame du guichet faisait passer au-dessus de nos têtes. Le pompon descendait au niveau de notre visage et dès que nous levions les bras pour tenter de le saisir, la dame le remontait d’un coup, c’en était parfois frustrant. C’était comme si on vous mettait un paquet de bonbons en face de vous puis qu’on vous le retirait brusquement en vous disant « eh ben non, tu l’auras pas ! ». J’éprouvais alors le même sentiment et redoublais mes efforts pour l’attraper. Lorsque je parvenais finalement à m’en saisir, je sentais la fierté monter en moi. J’avais en quelques secondes réussi à remporter le trophée mais également à gagner un tour gratuit. Néanmoins, il arrivait toujours le moment où maman nous disait qu’il était l’heure de rentrer. Alors, nous descendions à contre coeur du manège et suivions maman jusqu’au parking où la voiture était garée et rentrions à la maison.

Mathilde P.