204 – Ma classe découverte

De Mathilde

Je vous présente la commanderie d’Arville.
J’y suis allée en classe découverte avec l’école l’an dernier.
Je n’habitais pas encore dans le Loir-et-cher mais j’ai beaucoup aimé ces 2 jours.
Nous y avons dormis, fait de nombreuses activités…je garde pleins de beaux souvenirs.

203 – Louis XI à Pointfonds

De David

Il y a très longtemps, un roi vint au château de Pointfonds à Selommes.
Ce roi s’appelait Louis XI. Il fit des guerres partout dans le royaume et vint se reposer au château après chacune des batailles.
Il chassait, pêchait, faisait des activités distrayantes: ballades à cheval, banquets où le bouffon amusait la cour.
Mais Louis XI enfermait aussi les brigands qui voulaient le tuer pour profiter du trône.

Il séjourna dix-neuf fois dans ce château. Il aimait beaucoup être tranquille et se reposer au calme dans ce petit coin de campagne. Il allait également prier à l’église.

Il aimait aussi se faire remarquer en mettant de beaux vêtements, il organisait des spectacles avec des comédiens, des acrobates, des dompteurs…

201 – La ferme des oliviers à Molineuf

De Mazette

Un refuge pour les animaux abandonnés ou que les propriétaires n’arrivent plus à gérer : Chiens-loups, chevaux, ânes, vaches, yacks, lamas, cochons, moutons, chèvres, kangourou, etc…
Peut se visiter tous les dimanches et bien fléché à partir du centre de molineuf.
Visite guidée 5€ (c’est pour la bonne cause )

200 – …lavoir.

De Laurence

En voilà la face cachée. Un endroit qui semble totalement abandonnée sur les bords du Beuvron.
Cette rivière qui a envahi le village fin mai 2016.
L’endroit est assez triste, presque glauque.
ll n’y a plus plus de selles…
Quand j’y suis entrée y suis entrée – il est construit dans une sorte d’ hangar – j’ai été assez surprise.
Un lieu étonnant où je m’arrêterais de nouveau sans doute, en espérant le voir se transformer. Ici le passé est comme un spectre désespérant.

199 – Maison ou ..?

De Laurence

Il aura fallu le Festival du numérique pour que je découvre le lavoir de Bracieux. Plus de trente ans… Et pourtant je suis passée souvent à cet endroit, mais jamais je n’ai eu la curiosité d’aller voir ce qui se cachait derrière cette façade. Car le lavoir est bien dissimulée derrière une maison auquel il était attenant. La personne qui y logeait , percevait les droits de lessive ( on est en 1878).
Peu à peu ces lieux ont été désertés partout en France, En 1950, une certaine Madeleine, lavandière, que l’on que l’on surnommait « la poule d’iau » l’utilisait encore.
Si la maison a visiblement été entretenue et restaurée, bien que fermée, il n’en est pas de même du lavoir….

198 -Besoin d’aide pour un monde parfait

De Séverine VIALON

Ce matin-là, je reçus un texto étrange de Laura : rdv au bois de l’Oratoire, urgent, besoin de toi. J’allumai mon ordinateur, ouvrit Geoportail pour trouver le lieu et les coordonnées à entrer dans mon GPS. la matinée était déjà bien avancée, je ne devais pas perdre de temps, plus de trente kilomètres me séparaient du lieu. Fin prête, je montai en voiture direction Vendôme.

Laura m’attendait effectivement sur le parking. Je ne savais si je devais sourire ou prendre un air sérieux. Quelle urgence ? Avait-elle des soucis ? Son visage ne laissait rien paraitre de ce à quoi je pouvais m’attendre. les bises claquèrent sur nos joues encore fraîches, les températures n’étant pas encore des plus clémentes. Nous échangeâmes quelques banalités afin de meubler le silence qui s’était installé entre nous, laissant seulement la parole aux oiseaux heureux de pouvoir remettre le nez dehors. Nous marchâmes un peu le long du chemin, je ne savais toujours pas ce que je faisais ici. Laura m’arrêta soudain devant le panneau qui laissait entrevoir le plan du bois. Elle m’expliqua enfin :

« J’ai décidé de créer un monde parfait, mais pour cela, j’ai besoin de personnes de confiance pour m’épauler. Afin de savoir si je peux compter sur toi, je t’ai préparé un certain nombre d’énigmes à décoder. Cette carte sera ton alliée. Si tu réussis, tu seras élue. »

Connaissant Laura, je décidai d’entrer dans son délire et de me prêter au jeu. Je pris les énigmes, repartis à la voiture afin de récupérer mon sac énigmatique dans le coffre et je partis à la chasse aux petites boîtes dissimulées ça et là dans le bois par Laura. la première énigme me mena au pied d’un arbre après avoir monté une belle côte. Lorsque je réfléchis à la deuxième, je m’aperçus que je devais revenir au plan du départ. Pourquoi n’avais-je pas penser à le prendre en photo ? J’avais déjà quelques kilomètres dans les jambes, je n’avais pas fini de vagabonder dans ce lieu. le mieux était encore d’économiser mes pas. les énigmes n’étaient pas très compliquées en soi, la carte, en effet, une sacré alliée, alors pourquoi un tel jeu ?

Les heures défilèrent, les découvertes se succédèrent, j’arrivai au bout complètement épuisée. Laura m’accueillit avec de quoi me déshydrater et me redonner des forces. Pendant ce temps, elle vérifia mes trouvailles, et avec joie, me lança :

– Félicitations, je te nomme membre d’honneur de mon nouveau monde.

– Mais encore ? Je me suis bien amusée, mais je ne comprends rien à ton truc. Tu me fais quoi encore ?

– Patience, Paris ne s’est pas fait en un jour, tu en sauras plus le temps voulu.

Je dus me contenter de cette réponse dans l’attente du prochain texto qui me mènerait je ne sais où.

196 – On dirait que ça te gêne de marcher dans la boue…

De Denis

Depuis deux ou trois ans j’ai renoué avec une vieille amie : une promenade de quatre ou cinq kilomètres qui me conduit vers le Tranchet, Montillon, le Trésor, le chemin de la Macière et retour à travers les bois
d’Herbault.

.Lieux de chasse ce secteur, comme en témoignent les miradors pour affût au gros gibier, mais lieu de promenade aussi puisque
traversé par les chemins communaux de randonnées.
Chemins quelquefois bien abimés, n’oublions pas que les terres de Sologne peuvent transformer les chemins en bourbiers surtout, lorsque, comme ici les tracteurs, les 4X4, les motos de cross et les VTT utilisent ce passage boueux.
Enfin pas trop grave pour moi, je suis bien chaussé. Je vais maintenant quitter le chemin de Romorantin pour prendre sur la gauche celui qui longe la chaussée de  » l’étang d’argile », ainsi surnommé parce que créé avec de . . . l’argile.
Tiens c’est vrai, il n’y a qu’un an que je sais que ce bourbier est un chemin communal mais à quelle commune appartient il,
Tour en Sologne, Neuvy ou Fontaines en Sologne ?
Enfin pas d’importance, je le prends en faisant bien attention car mes sabots de caoutchouc ne me permettent pas de fantaisie. Même avec des bottes il faut être prudent pour ne pas en laisser une dans la fondrière.
Je salue mon vieux châtaignier, premier de la ligne plantée sur la chaussée. Quel âge as tu, toi ? Plus de 50 ans c’est sûr, je t’ai toujours vu et tu étais déjà gros.
Ce sapin à côté de toi est plus jeune n’est ce pas ? Je suis certain que tu es d’accord .
En cheminant, je « déborde » un peu sur le privé pour voir si je ne vais pas trouver quelques champignons, j’en ai déjà trouvé dans ces bois là, mais aujourd’hui :
bredouille !
Un coup d’œil sur l’étang, on dirait qu’il se rétrécit un peu plus chaque année, voyons voir ça de plus prés. Pour cela il me faut avancer d’une bonne centaine de mètres.
quelques coulemelles m’attendent avec un
cèpe orangé puis, à côté, des amanites tue – mouches, celui ou celle qui en mangerait se mettrait en danger de mort.
Je m’apprête à faire demi tour lorsque, juste de l’autre côté de l’arrondi de l’étang, à quelques dizaines de mètres, un sanglier démarre de sa bauge : je l’ai dérangé; il s’arrête, me regarde, je vois bien ses petits yeux noirs et . . . se sauve s’en plus s’occuper de ma présence. Dommage pour
moi, l’appareil photo était dans sa housse !

Et, tranquillement, je rejoins le chemin de  » la Macière » sous une voûte de branches rendant la promenade très agréable en été, et là, tout au bout c’est la route de Bauzy qui va me ramener au pont « Bertin ».

195 – J’imagine

De Danes

La nuit noire, froide
Parsemée d’étoiles,
Rayons de lune sans nuage,
Éclairent mon destin,
Ce soir sans chagrin

Au loin un village,
Puis des maisons
Des cheminées qui fument,
Des chiens qui aboient,
le silence…
Pas un souffle de bise, juste l’hiver
Qui m’enivre
Je m’approche de plus en plus

On peut apercevoir
La vie à l’intérieur…
Des petits cœurs bien emmitouflés,
D’abord une lueur
Ensuite des ombres qui passent,
La vie est là, qui improvise, qui danse

J’imagine
Une odeur de cuisine,
Une cheminée qui crépite
Des cahiers sur une table
Des devoirs à faire

J’imagine
Un baiser volé,
Une chambre désordonnée
Une peau mouillée

J’imagine
Une clameur,
Des éclats de rire

J’imagine
un dialogue de sourds,
Des phrases qui atterrissent contre les murs
Mais les murs chacun à leur tour
ne peuvent répondre

J’imagine
Une douceur mêlée de tourment

J’imagine…la vie, tout simplement

Marie-Neige